Sensibilisations

  • Réunion d'information : les aides financières liées au handicap - 17.04.2018

    L'Association des Paralysés de France de la Mayenne, en partenariat avec la Maison Départementale de l'autonomie 53, organise :
     
    une réunion d'information publique sur les aides financières liées au handicap
    le mardi 17 avril 2018 de 14h00 à 17h00
    à la salle du palindrome au centre multi-activités 25 rue Albert Einstein à Laval.
     
    Vous trouverez, en pièce jointe, le carton d'invitation.
     
    N'hésitez pas à venir participer et à relayer l'information.

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  • Article Ouest-France : Il a réuni par le jeu enfants valides et handicapés

    Article Ouest-France
     
     
    Toutes les villes
     
    France - Il a réuni par le jeu enfants valides et handicapés.
    Auteur Stéphane VERNAY.
    Article du 19 Novembre 2017
     
    Laurent Thomas fait jouer enfants handicapés et valides ensemble depuis 27 ans. Il vient de quitter la fédération Loisirs Pluriel, qu'il a créée, pour conduire une mission sur le handicap.
     
    Rencontre.
    « Tout a commencé à l'été 1990, raconte Laurent Thomas. J'assurais la direction d'un centre de vacances de l'Association des paralysés de France, à Belfort, avec des enfants lourdement handicapés. Dans la commune d'à côté, il y avait une colo classique. J'ai proposé aux responsables de partager une journée d'activités, en adaptant les règles des jeux, en mélangeant les équipes... Loisirs Pluriel est né ce jour-là ! ».
    En regardant les enfants s'amuser sans freins ni arrière-pensées, une évidence s'impose à l'étudiant rennais de 23 ans qu'il était alors : «Les peurs, elles sont dans les têtes des adultes, pas dans celles des gamins. » Convaincus qu'il y a « quelque chose à faire », Laurent Thomas et quelques copains de Belfort décident de réunir enfants valides et handicapés autour d'activités communes, les mercredis. Un centre deloisirs tout à fait inédit pour l'époque ouvre en novembre 1993, à Noyal-Châtillon, près de Rennes, dans des locaux prêtés par les Scouts de Bretagne.
     
    Trois enfants au démarrage.
    « Nous étions tous bénévoles, sans argent ni aucune prétention. Nous avons eu trois enfants le premier jour, se souvient Laurent Thomas. Ludo, handicapé, et Benoît, valide, ne se connaissaient pas. En cinq minutes, c'était gagné. » L'initiative est repérée par les familles, qui « nous ont très vite demandé d'accueillir des enfants plus jeunes, d'ouvrir toute l'année, vacances incluses ».
     
    L'association Loisirs Pluriel est constituée, elle s'adapte aux
    attentes, s'organise et grossit rapidement. En 1994, le centre quitte Noyal pour une école dans Rennes. Un deuxième ouvre à Saint-Brieuc l'année suivante, à Vitré et Saint-Malo en 2000... Avec l'aide de la Fondation de France, puis de la Caisse nationale d'allocations familiales (Caf), l'initiative rennaise va essaimer dans toute la France, de Brest à Grenoble en passant par Lorient, Quimper, Nantes, Paris, Tourcoing, Le Mans, Pont-Audemer...
     
    La fondation Loisirs Pluriel compte aujourd'hui 16 centres de loisirs plus six sites dédiés aux adolescents, emploie 32 permanents salariés et 110 vacataires pour un budget de 4 millions d'euros, au service de plus de 1 500 enfants par
    an, dont 850 en situation de handicap.
     
    À la rentrée, Laurent Thomas, 50 ans aujourd'hui, a quitté la présidence de la fédération, après avoir organisé sa succession. Depuis septembre, il pilote une mission d'évaluation sur l'accès aux loisirs des enfants handicapés, que lui a confiée la Caisse d'allocations familiales. Elle va lui permettre de mesurer le chemin parcouru, considérable. Et de
    pointer les manques : « En l'absence de garde adaptée, l'un des deux parents est très souvent contraint de revoir ses ambitions professionnelles à la baisse, voire arrêter de travailler. Dans la très grande majorité des cas, c'est la maman. ».
     
    Laurent Thomas a demandé à un chercheur de l'École de santé publique (EHESP) de Rennes une étude sur le temps des familles, qui devra permettre de mieux évaluer cette « disqualification professionnelle ».
    Il veillera, aussi, à convaincre la société que tous les enfants
    handicapés devraient pouvoir accéder aux mêmes activités, adaptées, que les autres. Sans discrimination. « Les enfants handicapés sont désormais bien intégrés aux activités périscolaires, mais pas toujours aux centres de loisirs. Une même commune arrive à les prendre en charge à la cantine
    ou les gardes du matin et du soir, mais pas le mercredi, alors que le handicap de l'enfant n'est pas différent en fonction des jours ! ».
     
    « Nous guérissons quelque chose ».
    Partisan de « l'accueil inconditionnel », il va devoir convaincre les partenaires sociaux de mobiliser de nouveaux moyens financiers. Et continuer à innover.
    En parallèle, il a conservé la main sur Passerelle, un dispositif créé par Loisirs Pluriel qui permet aux familles d'enfants handicapés de passer leurs vacances ensemble dans des villages vacances classiques, avec hébergements adaptés et éducateurs spécialisés.
    « Sans ce type d'offre, beaucoup de parents n'ont pas d'autre choix que de confier leur enfant à un centre spécialisé pendant que le reste de la famille part en vacances de son côté. C'est terrible... Certains de mes enfants de Belfort, à mes débuts, étaient probablement dans ce cas. Là, je pense que nous guérissons quelque chose. ».
     
    Renseignements : loisirs-pluriel.com.
    Le Rennais Laurent Thomas mène une mission sur le handicap pour la Caf.

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  • L'accessibilité, un enjeu pour les artisans (article Ouest France)

    Article Ouest-France
     
    L'accessibilité, un enjeu pour les artisans.
    Auteur Jean-François VALLÉE.
    Article du 24 Octobre 2017
     
    L'accessibilité des logements est un vaste marché pour les entreprises artisanales du bâtiment. En Mayenne, une quarantaine d'artisans sont formés. C'est le cas pour Bergère énergies.
     
    Reportage.
     
    La vieille dame habite un coquet pavillon dans un quartier de
    Saint-Berthevin. Mais pour elle comme pour sa fille, « pas question d'aller en maison de retraite ». Elle veut rester chez elle. « Elle connaît les voisins et cela la rassure », prolonge sa fille, Christine. Et puis la maison qui compte deux étages est idéale pour recevoir enfants et petits-enfants. Sauf qu'elle n'est plus adaptée pour le quotidien d'un couple âgé.
    Des travaux étaient nécessaires en commençant par le plus urgent, la salle de bains. Reste à trouver l'entreprise qui connaît le sujet et qui est capable d'apporter des conseils. C'est l'entreprise Bergère énergies, plombier-chauffagiste à Laval, qui a répondu au chantier. Elle fait partie de la quarantaine d'entreprises classées 'handibat' auprès de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du
    bâtiment de la Mayenne (Capeb). « C'est une démarche volontaire sur laquelle l'artisan s'engage après avoir été formé. On travaille souvent avec un ergothérapeute. Le but est de répondre aux besoins d'accessibilité des personnes âgées ou
    handicapées », explique Nathalie Bergère, qui pilote l'entreprise avec son mari Alexandre. Elle insiste. « C'est aussi une démarche déontologique. On assure de respecter les devis, les délais et la propreté des lieux. ».
    Une douche de plain-pied remplace la baignoire.
    Chez la vieille dame, les travaux ont duré une semaine. « La vielle baignoire devenait difficilement accessible. Elle a été remplacée par une douche à l'italienne de plain-pied avec des poignées pour se tenir », explique Alexandre Bergère. Quant au siège des toilettes, il a été rehaussé. « Cela permet de se relever plus facilement. ». L'artisan le reconnaît : « Les personnes âgées sont plus inquiètes quand des entreprises travaillent chez elles. Il faut rassurer. » L'équipe qui est intervenue a fait un travail soigné. « Après le chantier, tout était propre, impeccable », observe Christine.
     
    Bergère énergies veut répondre à ce marché en pleine expansion dans un département où la population vieillit. « Les demandes ne manquent pas,reprend Nathalie Bergère. Et tous les domaines sont touchés. Cela va de l'électricité, à la plomberie, en passant par la menuiserie, la maçonnerie. À La Capeb, nous engageons les artisans à se former. ».
    La Capeb demande également aux institutions de renforcer les aides financières allouées aux particuliers en réduisant la TVA à 5,5 % pour les travaux de maintien à domicile. « Parce que la maison de retraite ne doit plus être une solution pour les personnes à mobilité réduite. Elles veulent rester chez elle et nous, les artisans, nous devons nous adapter. ».
    Comme une quarantaine d'entreprises artisanales en Mayenne, celle d'Alexandre Bergère est classée handibat, c'est-à-dire formée pour répondre aux besoins d'accessibilité des personnes âgées ou handicapées. Ici, Alexandre Bergère met la dernière main à l'installation d'une douche à l'italienne dans l'habitation d'une personne âgée.

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